Le nouvel univers cinématographique de DC continue de prendre forme sous l’impulsion de James Gunn et Peter Safran, avec une volonté affichée dès le départ : proposer des œuvres très différentes les unes des autres. Après un démarrage marqué par le succès de Superman et l’arrivée prochaine de Supergirl, le studio s’éloigne déjà des sentiers battus avec un projet inattendu, teinté d’horreur : Clayface.
Une relecture sombre d’un ennemi de Gotham
Situé à Gotham City, le film revisite l’un des adversaires emblématiques de Batman, mais sous un angle radicalement différent. Ici, pas de créature gigantesque issue des comics : l’histoire s’attache avant tout à la chute d’un homme.
Le personnage principal, Matt Hagen (incarné par Tom Rhys Harries), est un acteur en pleine ascension dont la vie bascule après une agression qui le laisse défiguré. Dans une tentative désespérée de retrouver son apparence et sa carrière, il accepte un traitement expérimental. Ce choix va le transformer en une entité d’argile instable, amorçant une descente progressive vers sa perte d’identité et d’humanité.

La bande annonce donne le ton : transformation physique dérangeante, ambiance clinique oppressante et mutation incontrôlable. Le film s’inscrit clairement dans le registre du body horror, mettant en avant la déformation du corps comme vecteur principal de l’horreur.
Même si l’intrigue reste centrée sur Clayface, le film n’oublie pas son appartenance à l’univers DC. Plusieurs éléments aperçus dans la bande annonce ancrent l’histoire dans cet environnement. Toutefois, aucune apparition de Batman ou d’autres figures majeures n’a été confirmée, renforçant le caractère autonome du projet.
Un projet porté par des spécialistes du genre
À l’origine du film, on retrouve Mike Flanagan, connu pour ses œuvres marquantes dans le domaine comme The Haunting of Hill House. Inspiré notamment par l’épisode Feat of Clay de la série animée Batman, il a proposé un scénario qui a immédiatement convaincu DC Studios.

Pris par d’autres projets, dont une nouvelle adaptation de L’Exorciste et une série basée sur Carrie, Flanagan a laissé la réalisation à James Watkins, déjà remarqué pour le remake de Speak No Evil.
Contrairement aux blockbusters habituels du genre, Clayface se distingue aussi par son budget modéré, estimé à moins de 50 millions de dollars. Un choix qui traduit une approche plus expérimentale, laissant davantage de place à l’ambiance et à la narration qu’au spectaculaire pur. Une stratégie que nous avons déjà connu par le passé avec le film Joker de Joaquim Phoenix.
Ce positionnement pourrait permettre au film de se démarquer au sein du DC Universe, en offrant une expérience plus intime et dérangeante, loin des codes classiques des films de super-héros.
Avec une sortie prévue le 21 octobre, à l’approche d’Halloween, Clayface semble parfaitement calibré pour séduire les amateurs de frissons. Ce troisième volet du nouveau DCU pourrait ainsi marquer un tournant, en prouvant que la franchise est capable d’explorer des territoires inattendus tout en enrichissant son univers.
