Dans le paysage du cinéma d’action asiatique récent, The Furious s’impose comme une proposition particulièrement efficace, portée avant tout par une mise en scène qui privilégie l’impact physique et le rythme à toute forme de retenue. Une proposition devenue rare en occident, et qui nous manquait !
L’action, la vraie
L’histoire suit un homme lancé dans une course désespérée après l’enlèvement de sa fille par un réseau de trafic humain. Son chemin croise alors celui d’un autre homme, lui aussi frappé par la disparition brutale de l’être qu’il aime. Ensemble, ils remontent les différentes ramifications de cette organisation criminelle dans l’espoir de retrouver leurs proches avant qu’il ne soit trop tard.
L’histoire imaginée par Tin Shu Mak, Kwan-Sin Shum et Frank Hui reste volontairement directe et sans détour. Pourtant, cette simplicité narrative devient presque une qualité tant elle laisse la place à ce qui constitue le véritable cœur du film : l’action. Sous la direction de Kenji Tanigaki et Kensuke Sonomura, chaque affrontement est traité comme un véritable morceau de bravoure.
Les combats impressionnent autant par leur précision que par leur inventivité. Les chorégraphies exploitent pleinement les décors traversés par les personnages, renouvelant sans cesse les situations et les styles d’affrontement. Chaque nouvel environnement apporte ses propres contraintes, ses armes improvisées et ses adversaires, donnant au spectacle une sensation permanente de progression. Un style que l’on avait beaucoup apprécié à l’âge d’or des films de Jackie Chan, ou plus récemment dans The Raid (dont certains acteurs ont fait le trajet jusqu’à The Furious !).

Un casting taillé pour la castagne
Côté interprétation, Xie Miao porte le film avec beaucoup de présence. Son personnage, silencieux mais déterminé, impose immédiatement une forme de force brute et de mystère qui fonctionne parfaitement dans ce type de récit. Face à lui, Joe Taslim (interprète de Sub Zero dans les dernières adaptations de Mortal Kombat, mais que vous avez aussi probablement vu dans The Raid) apporte une intensité plus émotionnelle dans le rôle d’un homme consumé par la recherche de sa femme disparue. Leur duo fonctionne particulièrement bien et donne aux scènes d’action une énergie supplémentaire.

Le reste du casting participe largement à cette réussite. Brian Le apporte une présence physique marquante, tandis que Joey Iwanaga compose un antagoniste crédible et menaçant. Yayan Ruhian (que vous avez aussi vu dans The Raid !) se distingue également dans un rôle secondaire solide, alors que Yang Enyou apporte une dimension plus humaine et sensible au milieu de cette violence permanente.
Au final, The Furious réussit précisément ce qu’il entreprend : proposer un film d’action nerveux, spectaculaire et généreux dans son exécution. Entre son héros magnétique, ses affrontements mémorables et son rythme soutenu, il laisse même l’impression qu’un retour de ce personnage dans de futures aventures serait largement mérité. Alors si vous êtes en manque d’action, foncez au cinéma !
