Sept ans après le dernier film de la saga au cinéma, Star Wars tente son retour sur grand écran avec The Mandalorian and Grogu. Aux commandes, Jon Favreau poursuit l’aventure entamée sur Disney+ en recentrant son récit sur le tandem formé par Din Djarin et Grogu. Un duo devenu le cœur émotionnel d’une franchise qui semble désormais privilégier les liens affectifs aux grandes tragédies familiales ayant longtemps façonné la mythologie Star Wars.
Un épisode ++ ?
En effet, là où la saga reposait autrefois sur des héritages sanglants et des destins écrasés par le poids des générations, ce nouveau chapitre préfère raconter une relation choisie. Din Djarin (Pedro Pascal) n’est défini ni par ses origines ni par une lignée célèbre, tandis que Grogu demeure entouré de mystère. Pourtant, leur relation père-fils constitue le véritable moteur du film. Favreau mise presque entièrement sur cette dynamique émotionnelle, déjà centrale dans la série, pour porter son récit.

Mais cette approche ne convainc pas totalement la critique internationale. Plusieurs médias reprochent au film de ne jamais réellement dépasser son ADN télévisuel. Malgré un budget conséquent, des scènes calibrées pour l’IMAX et des effets spectaculaires, beaucoup y voient avant tout un épisode géant de la série Disney+, plus qu’une véritable œuvre pensée pour le cinéma.
Le reproche revient avec insistance : The Mandalorian and Grogu donnerait souvent l’impression d’un assemblage d’épisodes reliés entre eux plutôt que d’un long métrage construit avec une vraie ambition narrative. Certains critiques parlent même d’une aventure secondaire sans réel impact sur l’univers Star Wars, une production divertissante mais incapable de retrouver l’ampleur mythique de la trilogie originale.
L’ADN Star Wars malgré tout respecté
Dans cette logique, Grogu devient plus que jamais l’attraction principale. Avec son apparence de “bébé Yoda” et son comportement enfantin, il occupe une place centrale dans le récit et dans la stratégie émotionnelle du film. Ses pouvoirs restent pourtant souvent secondaires, le personnage intervenant surtout dans les moments clés pour sauver Din Djarin.

Malgré tout, le spectacle est bien présent. Les affrontements, les poursuites spatiales et l’ampleur visuelle rappellent régulièrement les grandes heures de Star Wars. Favreau injecte aussi une partie de son héritage Marvel dans sa mise en scène : armure brillante, héros propulsé dans les airs, humour léger et esprit d’aventure familial rappellent parfois fortement l’univers du MCU et notamment celui d’Iron Man.
Au fond, The Mandalorian and Grogu cristallise surtout les interrogations qui entourent désormais Star Wars. La franchise peut-elle encore redevenir un événement cinématographique majeur après des années de séries dérivées et une dernière trilogie accueillie froidement ? Seuls les spectateurs possèdent la réponse à cette question, alors allez voir le film, et faites vous votre propre avis !
