Près de trente ans après le premier coup de téléphone qui a bouleversé le cinéma d’horreur en 1996, la saga Scream continue de hanter les salles obscures. Avec Scream 7, la franchise prouve qu’elle n’a rien perdu de sa capacité à surprendre, tout en revenant à ce qui a fait sa force : un savant mélange de tension, d’ironie et d’attachement viscéral à ses personnages.
Sidney, toujours au centre du cauchemar
Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Alors quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat.
Plus qu’un simple affrontement contre un nouveau tueur masqué, le film met l’accent sur la transmission. Sidney n’est plus seulement la survivante iconique : elle est mère. Son instinct de protection donne une dimension plus intime au récit.

Neve Campbell incarne avec une justesse impressionnante cette femme marquée par des décennies de traumatismes mais toujours debout. Face à elle, Isabel May apporte fragilité et évolution progressive dans le rôle de la fille prise pour cible, contrainte d’apprendre à survivre dans l’urgence.
Autre retour marquant : Gale Weathers, interprétée par Courteney Cox, retrouve son mordant et s’offre une scène particulièrement attendue. Les retrouvailles entre les deux héroïnes constituent l’un des moments les plus savoureux du film.
Aux commandes du scénario, Kevin Williamson, architecte historique de la saga, s’associe à Guy Busick pour replonger l’intrigue dans l’ADN originel de la franchise.

Là où certaines franchises s’essoufflent, Scream 7 parvient à conjuguer nostalgie et renouvellement. Les références au premier film raviront les fidèles sans jamais donner l’impression d’un simple exercice de recyclage. Le long métrage affirme sa propre identité tout en s’inscrivant dans une continuité cohérente.
Plus qu’un chapitre supplémentaire, ce nouvel opus s’impose comme une œuvre solide et émotionnellement engageante. Porté par des performances convaincantes, une réalisation maîtrisée et un Ghostface toujours aussi imprévisible, le film réussit à rappeler pourquoi la saga occupe une place à part dans la culture horrifique contemporaine. Le film est disponible au cinéma depuis le Mercredi 25 Février !
