Moins d’un an après la conclusion de sa première saison, Daredevil: Born Again signe son retour sur Disney+ avec une nouvelle salve d’épisodes. Cette deuxième saison redémarre quasiment là où l’intrigue s’était arrêtée, reprenant le fil narratif laissé en suspens lors du final de la saison précédente.

L’homme sans peur est de retour !
Dès son lancement, l’épisode un intitulé Northern Star replonge le spectateur dans une atmosphère sombre et tendue. L’action se situe quelques semaines après les événements du dernier épisode de la saison 1. À New York, un projet immobilier en apparence banal sert en réalité de façade à un vaste trafic d’armes. À la manœuvre, on retrouve Wilson Fisk (Vincent D’Onofrio), désormais maire, qui orchestre l’ensemble depuis les coulisses du pouvoir. Le titre de l’épisode fait d’ailleurs référence à un cargo lourdement chargé en armement, symbole de cette mécanique clandestine bien huilée.
Pendant ce temps, Matt Murdock (Charlie Cox) évolue dans une relative discrétion. Toujours marqué par les événements passés, il mène une double vie plus fragile que jamais. Sa relation personnelle prend une nouvelle dimension, laissant enfin émerger des sentiments longtemps restés enfouis. Sous son nouveau costume noir, Daredevil poursuit malgré tout son combat, défiant ouvertement les forces mises en place par Fisk, notamment une unité spécialisée chargée de neutraliser les justiciers.
Une connexion avec le MCU déjà en place
Mais ce début de saison ne se limite pas à une simple confrontation entre le héros et son ennemi juré. Il introduit également une ouverture vers l’univers Marvel dans son ensemble. L’arrivée d’un certain agent Charles (Matthew Lillard), affilié à la CIA, vient perturber l’équilibre en place. Valentina Allegra de Fontaine (Julia Louis-Dreyfus) est de ce fait citée, personnage bien connue des fans du MCU, elle occupe désormais le poste de directrice de cette même CIA, depuis les évènements du film Thunderbolts. Cette connexion avec des personnages déjà établis dans le MCU soulève de nombreuses interrogations, notamment sur les motivations réelles de ces alliances inattendues.

Sur le plan du rythme, cet épisode d’ouverture divise. Malgré quelques affrontements bien chorégraphiés, l’ensemble repose largement sur des dialogues et des mises en place scénaristiques. Il donne parfois l’impression de faire le point sur les enjeux passés plutôt que de réellement propulser l’histoire vers l’avant. Une approche qui pourra frustrer ceux qui attendaient une entrée en matière plus percutante.
Reste que cette introduction pose les bases d’une saison qui pourrait encore monter en puissance. Les attentes sont élevées, notamment en ce qui concerne l’intensité des scènes d’action et la mise en scène, deux éléments qui avaient fait la réputation de la série à ses débuts.
