La série dérivée de The Boys fait son grand retour avec une seconde saison qui démarre fort : trois épisodes d’environ 45 minutes chacun, suffisamment intenses pour replonger immédiatement le spectateur dans l’univers violent et corrosif qui fait le sel de la franchise.
Une nouvelle année à Godolkin
Le premier épisode s’ouvre sur une note tragique. L’acteur Chance Perdomo, interprète d’Andre Anderson, étant décédé peu après la diffusion de la saison une, le show lui rend hommage. Les scénaristes ont dû composer avec son absence et intégrer son personnage dans la narration d’une manière qui marque durablement l’intrigue.

Le récit reprend là où la saison précédente s’était arrêtée : les jeunes héros, après avoir survécu au chaos du final de la saison une, reprennent le chemin de l’université. Mais la rentrée ne tarde pas à se transformer en piège, puisqu’une nouvelle conspiration les entraîne dans une spirale aussi personnelle que dangereuse.
Ces premiers épisodes mettent donc en lumière le campus de Godolkin, lieu inspirant souvent la méfiance à cause de son ambition de former les super-héros de demain. Sous la surface, une tension monte : révélations inquiétantes, secrets enfouis et rancunes accumulées annoncent une saison pleine de bouleversements.
Entre satire et tragédie
Comme ce fût le cas dans la saison 1, les spectateurs s’amuseront à repérer les apparitions de personnages venus de The Boys, mais Gen V ne se contente pas de clins d’œil : elle poursuit son exploration d’une société obsédée par la gloire, où les super-héros sont à la fois idoles, armes de propagande et produits marketing.

La production mise sur des décors immersifs, des costumes travaillés et des effets spéciaux convaincants pour rendre crédible chaque pouvoir. Violence, sexe et perversion sont bien au rendez-vous, sans toutefois atteindre (du moins pour l’instant) les séquences les plus choquantes vues dans l’univers The Boys.
Ces trois premiers épisodes installent un climat électrique : complots, tensions sociales et luttes de pouvoir préparent un affrontement inévitable entre Supers et humains. Avec un casting solide et une mise en scène efficace, Gen V saison 2 confirme qu’elle est bien plus qu’un simple spin-off : une œuvre mordante, irrévérencieuse et diablement divertissante.
