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Minori Kawaii, ex manageuse d'eiko Hanamura Minori Kawaii, ex manageuse d'eiko Hanamura

Interview

Interview de Minori Kawaii, ex Manageuse d’Eiko Hanamura

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À l’occasion de l’exposition d’illustrations basée à Paris, « Eiko Hanamura, pionnière du manga shojo » à la galerie Achetez de l’art, nous avons pu échanger avec Minori Kawaii, ex manageuse de la mangaka Eiko Hanamura. (Merci à Babilonya pour cette opportunité exceptionnelle).

Interview en Français, et en Anglais !

Eiko Hanamura

INTERVIEW EN FRANÇAIS

Avez-vous, en tant que manageuse, et Eiko de son vivant, remarqué une banalisation des mangas écrits par des femmes ? (Avec des exemples si possible)

Je ne sais pas s’il s’agit de tendances, mais je pense que le genre du manga s’élargit de plus en plus.

Le sexe de l’artiste n’est plus un problème comme c’était le cas auparavant. Les artistes féminins font des mangas pour garçons, les artistes masculins font des mangas pour filles et ainsi de suite… BL, GL, il n’y a plus de frontière.

Eiko a longtemps été l’une des dirigeantes de l’Association des dessinateurs japonais,
J’ai également remarqué une augmentation du nombre d’auteurs étrangers écrivant des mangas et s’engageant dans des échanges.

Les temps ne cessent d’avancer, n’est-ce pas ?

Quelles ont été les influences majeures d’Eiko Hanamura pendant son enfance ?

Les romans !

Eiko était une férue de littérature. Il semble qu’elle aimait beaucoup lire des histoires et qu’elle avait un penchant pour ce qui avait attrait à l’imaginaire.

Quels étaient ses livres et ses auteurs préférés ?

Agatha Christie, Souseki Natsume, Yasuo Uchida, etc.

Eiko adorait les romans policiers, comme Yoshiwara-jyunituki de Kasako Matsui, elle a d’ailleurs été inspirée par ce roman et a dessiné Oiran pour le SNBA.

Y a-t-il eu des événements marquants dans son enfance qui ont influencé son style ou ses thèmes ?

La mère d’Eiko l’a quittée pour le grand amour quand elle était toute petite. Eiko a été élevée par sa grand-mère.

Lorsque que sa mère est revenue avec son mari, Eiko a vécu avec son beau-père. Elle n’a jamais connu son vrai père jusqu’à ce qu’elle trouve une photo de lui. Il semble que ces expériences soient devenues les thèmes de ses œuvres.

Vous avez actuellement une exposition basée à Paris, « Eiko Hanamura, pionnière du manga shojo« . Avez-vous un lien particulier avec la France ?

En 2007, Eiko est devenue la première artiste japonaise de manga à être invitée en tant qu’artiste exposante et est ensuite devenue membre à part entière de la Société nationale des beaux-arts, SNBA.

Depuis lors et jusqu’en 2018, elle a continué à exposer ses œuvres lors d’expositions annuelles. Pendant cette période, elle a reçu des prix à trois reprises et son travail a été reconnu, ce qui lui a permis d’obtenir des opportunités de publication et d’exposition en France.

Vous managez actuellement la fille d’Eiko Hanamura. Comment vivez-vous la transmission entre Eiko et sa fille ?

Il semble qu’après m’avoir vu travailler avec Eiko pendant longtemps, elle me fasse confiance. Elle a également mentionné que je suis celle qui connaît le mieux son travail.

On a pu constater qu’Eiko Hanamura n’avait pas peur de briser les codes traditionnels japonais avec son look et ses cheveux roses. Est-ce que Paris, en tant que capitale de la mode, a pu influencer son style ?

Je pense que oui !

A partir de « Zazi », Eiko a eu un penchant pour les films français.

Vivant près du quartier de Shibuya au Japon, où de nombreuses marques françaises haut de gamme avaient une succursale, elle y a capté les tendances de la mode.

Elle avait une grande passion pour la mode.

Un autre aspect important est qu’ayant vécu la Seconde Guerre mondiale, elle a connu une époque grise et terne..

En réaction à cela, elle a dit qu’elle aimait les choses vibrantes et colorées.

Quel est votre coup de cœur parmi les œuvres d’Eiko Hanamura ?

Mon œuvre préférée n’a malheureusement pas encore été publiée en livre, même au Japon, alors j’essaie de la publier maintenant.

Le titre est « KUCHIBIRU (Lèvres) ». Il s’agit d’une courte histoire d’amour entre deux filles.

Le titre « Autant en emporte la brume » (1968 – Kiri no naka no shojo), est édité chez Akata depuis octobre 2023 et a attiré l’attention du public français. 

Comment s’est déroulée votre rencontre avec Akata

J’ai un coordinateur qui travaillait pour les éditions Tonkam et nous a mis en relation.
Il travaille maintenant pour une maison d’édition japonaise.

Que pensez vous du fait qu’il ai fallu 56 ans avant de voir un chef d’œuvre comme celui ci débarquer en France ?

L’édition complète, réimprimée au Japon dans le même format, est sortie il y a quelques années seulement.

Je pense que la mise en lumière d’Eiko, qui a soutenu l’industrie à ses débuts, reflète la maturité du genre shojo manga.

Savez vous si d’autres œuvres d’Eiko Hanamura vont être adaptées en France ?

J’espère que ce sera bientôt le cas !


INTERVIEW EN ANGLAIS

As a manager, and during Eiko’s lifetime, have you noticed a trend towards manga written by women?

I don’t know if it’s about trends but I think the genre of manga is getting wider and wider.

Artist’s gender is not a problem anymore like it used to before.

Female manga artists make boys manga, Male artists make girls manga and so on…BL, GL, no border now.

Eiko had been one of the leaders of the Japan Cartoonists Association for a long time,

so I’ve also noticed an increase in overseas authors writing manga and engaging in exchanges.

The times are continuously advancing, aren’t they?

What were Eiko Hanamura’s major childhood influences?

Novels.

Eiko was a literary girl. It seems she loved stories and had a fondness for imagination.

What were her favorite books and authors?

Agatha Christie, Souseki Natsume, Yasuo Uchida and so on. Eiko loved mystery novels.

Yoshiwara-jyunituki by Kasako Matsui, Eiko was inspired by this novel and drew Oiran drawing for SNBA.

Were there any significant events in her childhood that influenced her style or themes?

Eiko’s mum left her behind for true love when she was very small. Eiko was raised by grandmother.

Since when her mum came back with the man, Eiko lived with the step father.

Eiko never knew her real father until she found a photo of him.

It seems that those experiences became the themes for her when writing her works.

You currently have an exhibition based in Paris, « Eiko Hanamura, pioneer of shojo manga ». Does she have a particular link with France? or with you?

In 2007, Eiko became the first Japanese manga artist to be invited as an exhibiting artist and subsequently became a full member of Société nationale des beaux-arts, SNBA.

From then until 2018, she continued to exhibit her works at annual exhibitions. During that time, she received awards three times and gained recognition for her work, which eventually led to opportunities for publication and exhibitions in France.

You’re currently managing Eiko Hanamura’s daughter. How do you feel about the handover between Eiko and her daughter?

Well, It seems that after observing me working with Eiko for a long time, she trusts me.

She has also mentioned that I am the one who knows her works the best.

We noticed that Eiko Hanamura wasn’t afraid to break traditional Japanese codes with her look and her pink hair. Did Paris, as a fashion capital, influence her style?

I think so!

Starting with « Zazi,” Eiko had a fondness for French films.

Living near the Shibuya district in Japan, where many high-end French brands had a branch, she captured fashion trends there.

She had a strong passion for fashion.

Another important aspect is that having experienced World War II, she knew the era when the entire town was gray.

In reaction to that, she mentioned enjoying vibrant and colorful things.

What is your favorite of Eiko Hanamura’s works?

My favorite work is unfortunately not has been published on book yet even in japan, so im trying to publish now.

The title is “KUCHIBIRU (Lips)”. A short story of 2 girl’s light romance.

The title « Autant en emporte la brume » (1968 – Kiri no naka no shojo), published by Akata since October 2023, has caught the attention of the French public.

How did you come to meet Akata?

I have a coordinator who used to work for Edition Tonkam.

He works for a Japanese publish house now.

What do you think of the fact that it took 56 years for a masterpiece like this to arrive in France?

The complete edition, reprinted in Japan in the same format, was released just a few years ago.

I believe the spotlight on Eiko who supported the industry in its early days reflects the maturity of the shojo manga genre.

Do you know if other works by Eiko Hanamura will be adapted in France?

Hopefully soon !

TomoKun

Analyste et décrypteur de chaque parcelle de vos œuvres préférées📚🤓 Violoniste ambianceur pour taper vos meilleures valses 🇯🇵🇫🇷-Podcast « Kid's return" Accompagné de mon fidèle acolyte @lagriffesan

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