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Dragon Ball, Goku, Shenron Dragon Ball, Goku, Shenron

Légendes, Mythes et Insolite

Akira Toriyama, un mangaka de légende.

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Suite à l’annonce du décès du maitre Akira Toriyama, je vous propose de revenir sur le parcours du maitre qui donnera vie à de nombreux manga à succès dont les plus célèbres sont Dr Slump et Dragon Ball. Cet article est l’occasion pour moi de me joindre à la vague déferlante d’hommages rendus au maitre ces derniers jours.

Goku, les débuts de Dragon Ball

Le Synopsis

Je ne te ferai pas l’affront de t’expliquer ce qu’est Dragon Ball. Mais au cas où tu te serais isolé dans une montagne pour perfectionner la pratique des arts martiaux pendant les 40 dernières années, en voici un résumé :

« Dans un monde fantastique semblable à la Terre et peuplé de créatures plus étranges les unes que les autres, un petit garçon à la force herculéenne et doté d’une queue de singe croise un jour la route d’une jeune fille. Celle-ci s’est lancée à la recherche de sept mystérieuses boules de cristal. Car il est dit que quiconque les réunira pourra appeler le dragon sacré et exaucer son voeu le plus cher. En chemin, ce duo d’aventuriers peu commun se heurte à un cochon transformiste usant de ses dons pour kidnapper les jeunes filles d’un village. Puis à un vagabond solitaire adepte des arts martiaux que la simple vue d’une jeune femme suffit à tétaniser sur place. Ce n’est que le début d’une grande aventure riche en péripéties, en humour et en combats extraordinaires… »

Akira Toriyama

Mais pour mieux comprendre Dragon Ball, il faut comprendre les influences du maitre.

Prenez votre Nyoi-bo et votre dragon radar, on est partie pour une belle aventure !

La première des influences d’Akira Toriyama provient du cercle familiale. Son père est mécanicien et de celui-ci lui viendra sa fascination pour la mécanique. Mais Akira T., c’est avant tout un humour et des influences multiples. Les plus marquantes sont : les films de Walt Disney, Astro Boy du grand Osamu Tezuka, Star Wars, les films de Jackie Chan, « La pérégrination vers l’Ouest » et même Terminator. Vous retrouverez des morceaux de toutes ces références dans son oeuvre.

La première fois que l’on entends parler du nom d’Akira Toriyama, c’est en 1977. Il participe au concours « Monthly Young Jump Award » organisé par la Shueisha. Il propose « Awawa world » l’histoire de 2 samurai qui font la rencontre d’un extraterrestre dont l’allure ressemble à Superman. Et on peut déjà y voir les prémisses du style Toriyama, des univers qui se confrontent, des extraterrestres et un humour gaguesque. Il retentera sa chance en 1978 avec le titre « Mysterious Rain Jack« . Il s’agit d’une parodie de Star Wars, et c’est pour cette raison qu’il fut disqualifié par crainte de violation des droits d’auteurs. Malgré l’échec de ce titre, il fera une rencontre décisive pour la suite de sa carrière, celle de Kazuhiko Torishima. La même il sort « Wonder Island« . Une histoire courte de seulement 16 pages qui met en scène un pilote de la Seconde Guerre Mondiale qui se voit échouer sur une ile. Celui-ci sera aidé par P-man qui, en voulant bien faire, fera plus de catastrophe – jusqu’à transformer le pilote en coq. Hélas ce titre ne rencontrera pas le succès. Mais grâce à l’appui de Kazuhiko Torishima, Akira Toriyama ne renoncera pas. Il sortira en 1979 « Wonder Island 2″, une parodie de l’inspecteur Harry qui a son tour sera un échec. Cet échec minera son moral mais une nouvelle fois Kazuhiko Torishima l’encourage à persévérer. Il lui suggère de créer une nouvelle histoire où le protagoniste serait féminin. Ce qui donnera jour à « Girl keiji Tomato« . Une histoire qui met en scène l’arrivée d’une jeune inspectrice dans une brigade de police. Dans cette histoire loufoque où l’on brise le 4ème mur, Akira T. fera de nombreuses scènes gaguesque donnant lieu des situations absurdes. Et ce fut le premier petit succès du maitre ! C’est avec ses multiples tentatives qu’il connaitra son premier succès en 1980 avec « Dr Slump« . Dans le curieux village Pinguin, le génial savant Sembei Norimaki conçoit un robot ressemblant à une petite fille, à la force herculéenne : Aralé. Mais son insouciance et sa naïveté invraisemblables vont rapidement déclencher toute une série de catastrophes et d’événements plus loufoques les uns que les autres… Dr Slump est paru dans le Weekly shonen jump de 1980 à 1984, il est disponible chez Glénat. Il sera adapté en 1985 par la Toei Animation. Il sortira également 2 histoires courtes appelées « Pink » et « Pola & Roid« .

Alors que le maitre pense avoir fait ce qui sera LE grand succès de sa carrière, celui-ci ne tardera pas à récidiver !

Dragon ball : la genèse

Akira Toriyama sort 2 histoires courtes « Dragon Boy » et « Les aventures de Tongpoo » qui, couplé à « La périgrination vers l’Ouest », seront les fondations de Dragon Ball. On trouvera dans « Dragon Boy » nombre de similitude. Un petit garçon orphelin maitrisant les arts martiaux muni d’une particularité physique – ici, des ailes – devant partir à l’aventure avec une jeune fille. Il sera muni d’une boule de cristal qui lui permettra d’invoquer un dragon. Et l’on retrouvera dans « Les aventures de Tongpoo » un personnage très similaire à Bulma, l’exode d’un extraterrestre, les capsules et les décors semblable à ceux de Dragon Ball.

C’est en assemblant ces 3 éléments qu’il donnera naissance à une légende.

La naissance d’une légende

Nombre d’éléments font que Dragon Ball est un manga à part, une légende, un monument. Encore aujourd’hui, il est une référence absolue et a contribué à l’explosion du manga à un niveau planétaire. Dès sa parution en 1984 dans le Weekly Shonen Jump et à son arrivée en France en 1993, Dragon Ball deviendra LE manga phare. En effet, quel enfant des années 80/90 n’a pas tenté de se transformer en Super Saiyan, de lancer des Kamé Hamé Ha, ou encore ne s’est pas exercé à la fusion !

Carte à collectionner Dragon Ball

Considéré même comme le père du Big Three en occident, celui-ci instaurera nombre de mécaniques narratives présente dans le Shonen nekketsu. On peut citer le dépassement de soi, les valeurs d’amitiés, la notion de justice, l’ennemi devenant progressivement un allié et les power up. A la manière d’un pierre-feuille-ciseaux, Toriyama maitrise les 3 points les plus importants qui font la qualité d’un manga (selon moi) : le dessin, le découpage et la narration. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le maitre excelle dans ces 3 domaines.

Janken Dragon Ball

Ce qui a contribué à faire le succès de Dragon Ball faisant d’Akira Toriyama le 2ème mangaka le plus riche du monde et la 3ème licence la plus vendue !

Un dessin à l’image du style de Toriyama : épuré et inventif

Le dessin de Toriyama est d’abord rond et épuré puis passera progressivement à un dessin plus carré. Il réinvente les décors, des personnages qui sont à la fois familier et originaux. Des maison, animaux – personnages anthropomorphique. Et une Terre qui nous parait à la fois familière et complètement inconnue ! Ce qui permettra au lecteur de ne pas être totalement dépaysé tout en étant surpris.

Dragon Ball : un modèle de découpage

Le découpage dans un manga participe à la narration. Il est comme le rythme dans une musique : couplé au dessin et à la narration, il doit permettre de marquer les temps forts du manga. Comme à son habitude, Akira T. ne s’encombre pas de détails superflus. Il jouera entre les différentes tailles de cases, les différentes polices et les double pages afin de ponctuer son histoire. Il a réussi à amener son découpage jusqu’à atteindre l’excellence, faisant de lui à ce jour LA référence ultime en la matière. Reno Lemaire, mangaka français et auteur de « Dreamland » le cite souvent comme un exemple à suivre en terme de découpage.

Dragon Ball à l’image de Toriyama n’a cessé d’évoluer et de se transformer au cours de sa parution.

Au début de sa parution on suivra un garçon naïf et une jeune fille dans leur quête des mystérieuses boules de cristal, affrontant à la suite de nombreuses péripéties différents adversaires cherchant à leurs tours les énigmatiques Dragon Ball. L’histoire passera progressivement d’aventure gaguesque à des combats d’arts martiaux très largement inspirés des films de Jackie Chan, pour s’orienter vers un space opéra. En 42 tomes, le manga nous proposera plus de 402 personnages et une quantité de scènes marquantes tellement qu’il est difficile pour un fan de Dragon Ball de choisir sa préférée.

Akira Toriyama ne cessera de se renouveler et de se réinventer. Il fut un des premiers à proposer que le héros grandisse, ce qui constituait une énorme prise de risque à l’époque tout comme le fait de faire passer le flambeau entre deux personnages.

Akira Toriyama et les jeux vidéos

Le tout premier « Dragon Quest » date de 1986. Il est l’œuvre de Yuji Horii, chroniqueur de jeux vidéo pour Weekly Shônen Jump, l’influente revue de prépublication dans laquelle Akira Toriyama signe chaque semaine. Une fois de plus, c’est Kazuhiko Torishima qui va jouer un rôle crucial. Il a l’idée d’associer Yuji Horii et Akira Toriyama pour développer un jeu de rôle dont le magazine pourrait relater la genèse en exclusivité, tout en faisant la promotion de son mangaka. C’est en 1985 que débutera la phase de conception de Dragon Quest, et dès les premiers croquis, on retrouve la patte du mangaka, faite de héros hauts comme trois pommes, de monstres mignons, et de créatures fantastiques à l’air subtilement ahuri.

Akira Toriyama - Dragon quest llustration

Et pour témoigner de la popularité du titre au Japon, les nouveaux opus ne sortent que les jours fériés afin de contrer l’absentéisme des élève que provoquait les opus précèdent.

En 1995, le duo remet le couvert pour sortir « Chrono trigger« . Il est classé parmi les 100 jeux les mieux noté ALL TIME par toutes les rédactions spécialisée du monde.

Chrono trigger

En 2006, Akira Toriyama signe le charadesign des personnages de « Blue Dragon« , jeu sorti sur Xbox 360. Ce jeu a permis à la Xbox de pénétrer le marché japonais qui était jusqu’ici hermétique.

Blue Dragon

Depuis 1984, nombre de jeux vidéo sont sorti autour de la licence Dragon Ball. Aujourd’hui encore de nombreux opus sortent chaque année. Et à ce jour, plus d’une cinquantaine de jeux sont sorti sur le marché européen ! Un nouvel opus est attendu dans le courant 2024, il s’agit de « Dragon Ball : Sparking ! Zéro« .

Dragon Ball Sparking zero, prochain jeux vidéo

Akira Toriyama et ses autres œuvres

Nekomajin

« Nekomajin« , un titre prépublié dans le Weekly Shonen Jump de 1999 à 2005. Il est sorti en One Shot en 2005 au Japon et en 2006 en France chez Glénat.

Résumé : « Les Neko Majin sont des créatures magiques ressemblant à des chats qui aiment faire des blagues et pratiquer les arts martiaux. Les chapitres intitulés Neko Majin Z mettent en scène un Neko Majin disciple de Son Goku qui est confronté à des ennemis connu des lecteurs de Dragon Ball : des Saïyens, dont Vegeta, Krizer, le fils de Freezer, et Boo. Au fil de l’histoire, le Neko Majin apprend à se transformer en Super Saïyen (sans en être un) et finit par se mesurer à Son Goku pour une conclusion inattendue. »

Sand Land

En 2000 « Sand Land » est publié. Toriyama nous y présente un monde aride du genre Pink, avec comme protagonistes Beelzebub le prince des démons, Thief et Lao, ancien soldat de l’armée royale qui s’est rebellé contre elle après la catastrophe nucléaire survenue à Sand Land. Un superbe manga qui a connu un succès au Japon.

Un jeu vidéo est annoncé pour avril 2024.

Une ressemblance frappante entre Satan et Dâbra.
Jaco the galactic patrolman

En 2013, Akira Toriyama nous propose « Jaco, le patrouilleur galactique« , un spin-off qui prend place 10 ans avant les événements de Dragon Ball. J’ai déjà fait une review que tu peux retrouver juste ici.

Résumé : « Jaco est un Galactic Patrolman, un officier de police galactique, qui revient sur Terre pour protéger celle-ci d’un envahisseur. Mais celui-ci endommage son vaisseau et atterri sur une île quasi désertique. Il sera recueilli par le professeur Omori qui travaille sur le voyage temporel. Afin de pouvoir repartir, il l’aidera à réparer son vaisseau. Jaco quand à lui devra travailler pour collecter du métal rare et coûteux qui lui permettra de répartir. »

DRAGON BALL L’HERITAGE

L’influence d’Akira Toriyama est colossale. Les mangaka du Big Three (Eiichiro Oda, Masashi Kishimoto et Tite Kubo) reconnaissent l’immense influence qu’Akira Toriyama a eu sur le développement de leurs propres manga et y feront référence.

BIG THREE : Goku, Naruto, Bleach, One Piece

Dans One Piece, vous retrouverez à la fois un environnement familier et inconnu comme dans Dragon Ball, mais également des personnages anthropomorphique. Comme Goku, Luffy sera un personnage naïf et combattif ! Dans l’arc Dressrosa, Luffy prendra une fausse identité sous le pseudonyme de Lucy et portera une tenue qui est un clin d’oeil direct à Muten Roshi.

Quand à Masashi Kishimoto, il reprendra les codes couleurs de Goku pour Naruto. Vous apercevrez même un masque de Chaozu dans le chapitre 150 et le jinchûriki Roshi qui tient son nom de Muten Roshi et son bijû porte le nom de Goku.

Masque de Chaozu dans Naruto

Tite Kubo reconnaitra s’être inspiré d’Akira Toriyama pour ses antagonistes afin de créer des charadesign effrayant mais cool.

L’histoire de Dragon Ball a tellement marqué qu’il est impossible de faire une liste exhaustive des manga qui s’en inspire tant l’influence est grande, comme par exemple Hunter x Hunter ou Toriko.

Le personnage de Vegeta servira même de base d’écriture à de nombreux personnages comme Sasuke Uchiwa dans Naruto ou Hiei dans Yu Yu Hakusho.

Le personnage de Gon y fait référence avec son tempérament naïf, mais également avec sa technique du ja-ken. Dans Hunter x Hunter, on retrouvera un environnement assez similaire à celui de la licence. Et le charadesign de Meriem largement inspiré de celui de Cell et de Freezer.

Cell, Freezer et Meruem

Mais en France, c’est avec le club Dorothée et l’adaptation animé de Dragon Ball que la majorité des gens le découvrirons. Et pour cause, cet animé n’a pas à rougir ! Nombre d’enfants devenu adulte aujourd’hui se pressaient après l’école pour se ruer devant la diffusion d’un nouvel épisode.

Toriko, Goku et Luffy

Dragon Ball et ses Seyiu

Le japon a eu des Seyiu de légende comme : Takeshi Kusao (voix de Trunks), Ryūsei Nakao (Freezer), Masako Nozawa (voix de Goku)… Mais la france n’a pas eu à rougir et a eu nombre de comédien de doublage qui ont su s’adapter à ses codes nouveaux et à ses personnages qu’ils découvraient au fur et à mesure. Je vous invite à vous intéresser à la carrière de ces comédiens de doublage que l’on ne peut pas résumé qu’au doublage des personnages de Dragon Ball.

  • Brigitte Lecordier prêtera sa voix à San Goku enfant, San Goten, San Gohan enfant et adulte, Trunks enfant, C-18, Videl et Kaio Shin (de l’Est).
  • Éric Legrand prêtera sa voix à Végéta, Yamcha et Dendé Adulte.
  • Patrick Borg prêtera sa voix à Son Goku, C-16 et Boubou.
  • Mark Lesser prêtera sa voix à Trunks du futur et Son Gohan Adulte.
  • Pierre Trabaud prêtera sa voix à Tortue Géniale, Maitre Kaio, Dodoria, Kikito et le vieux Kaio Shin.

Ainsi que bien d’autres !

Et ce qui rend également cette série légendaire, ce sont les chorégraphies de combat dont les échanges de coups spectaculaire et violent nous faisait ressentir la force des enjeux pour les personnages. Et c’est bien Shigeyasu Yamauchi qui participera à faire de ces combats des combats de légende dans l’arc Namek. Le succès de cet arc considéré par beaucoup comme le meilleur est également dû à un scénario rempli de plot twist et d’enjeux. Vous lui devez la scène iconique de la transformation en Super Saiyan de Goku dans l’épisode 95. C’est un grand nom de l’animation qui a participé notamment à One Piece, Cowboy Bepop ou encore Dragon Ball GT.

Dragon ball : la mélodie

Tapion

Le tout est porté par des effets sonores iconiques qui seront réutilisé dans One Piece. Et pour accompagner cela il ne fallait pas moins qu’une bande son originale tout aussi incroyable. Nous devons la majorité des thèmes à Shunsuke Kikuchi, compositeur des musiques de Dragon Ball et Dragon Ball Z. Le titre fait partie de ces manga dont vous pouvez vous écouter l’OST dans sa totalité sans avoir à passer une seule piste. Les thèmes sont immédiatement reconnaissable et même en mettant un court extrait d’un des thèmes, un fan trouvera une scène qui lui est associée.

Mais Dragon Ball, c’est autant de films, d’OAV et de TV spécial sur lesquels on retrouvera Shigeyasu Yamauchi et sur le film « Broly : le super guerrier« . Ils participeront à étendre le lore de la licence. Et certains d’entre eux deviendront iconique, bien que non-canon, et les fans de la première heure se rappellent encore du film « Fusion« . Nombre de ces films, OAV ou TV spécial vont contribuer un peu plus à faire du titre une licence légendaire.

Film, OAV, TV special

Toyotarō : l’héritier ?

Mais à la fin de la parution du tome 42, nombre de fan souhaitent voir se poursuivre l’univers de Dragon Ball. Certains d’entres eux créons même des dōjinshi, dont 2 vont marquer les esprits : « Dragon Ball AF » et « Dragon Ball 0 » par Toyotarō. Parmi ces nombreux dōjinshi, ce sont « Dragon Ball AF » et « Dragon Ball 0 » qui retiendront l’attention d’Akira Toriyama mais nous y reviendrons plus tard.

En 1996, un projet voit le jour : Dragon Ball GT.

Bien que non-canon puisque celui-ci n’est pas réalisé par le maitre, il conduira Goku vers de nouvelles aventures. Dragon ball GT a marqué les esprits mais pas toujours pour les bonnes raisons. Si certains retiennent les transformations du Super Saiyan 4 ou les méchants emblématiques, d’autres se rappelleront des scénarios décousus ou sans queue ni tête. Et pour beaucoup, la moustache de Végéta restera une tache indélébile dans nos mémoires.

Résumé : « Pilaf, l’ennemi de Son Goku depuis les débuts de Dragon Ball souhaite utiliser les Dragon Balls pour dominer le monde. Il a découvert l’existence d’anciennes Dragon Balls créées par le Tout Puissant avant qu’il se sépare de Piccolo Daimaô dans le Palais du Tout-Puissant. Il invoque donc Kyûkyoku Shenron qui est de couleur rouge. Comme d’habitude, Pilaf rate son vœu et Kyûkyoku Shenron change Son Goku en enfant. Malheureusement, ces Dragon Balls maléfiques, non seulement se dispersent dans tout l’univers mais détruisent également au bout d’un an, la planète où a été prononcé le vœu. Son Goku a donc un an pour les réunir et empêcher la désintégration de la Terre. Il part avec Trunks et Pan à la recherche des boules de cristal éparpillées dans toute la galaxie. »

DRAGON BALL GT

Ici la volonté est de renouer avec les premiers arcs de Dragon Ball. Mais un premier problème se pose : on a pas l’impression que c’est Goku qui a rajeunit mais nous, car la trame est trop infantile. Les problématiques rencontrées par nos héros peuvent être facilement résolues étant donné leur échelle de puissance. Mais également de multiples incohérences qui rendent le scénario peu crédible. Les interactions entre les personnages sont également à mettre en cause. Si l’on peut comprendre que Goku et sa petite fille peut être un duo intéressant, comment expliquer le choix de Trunks ? Est-il là pour faire écho à Bulma qui accompagnait Goku au début de ses aventures ou est-il là pour le fan service ? Néanmoins DB GT nous propose une diversité d’environnement et de charadesign.

Baby Vegeta

Dans son second arc intitulé « Baby, le bébé mutant » on renoue avec un point du lore de Dragon ball intéressant : les Tsufuls. Ceux-ci avaient été éradiqués par les Saiyans et Baby entends bien les venger ! Il souhaite recréer la planète plante et déposséder Goku et ses compagnons de tout ce qu’ils possèdent. Celui-ci se reconstitue une famille en asservissant celle de Goku. S’en suit des scènes d’introspections où Goku réalise que celui-ci ne cherche plus à se jeter dans un combat par amour de celui-ci mais pour protéger les siens. Le tout est cristallisé par une transformation faisant écho à l’arc saiyans et aux origines de notre héros.

S’en suit l’arc « Super C-17, le retour des cyborgs ». Un arc catastrophique où le scénario n’a ni queue ni tête en plus d’être calqué sur le film « Fusion« , et où il y a bon nombre d’incohérences. On nous propose un méchant dont la seule qualité est son charadesign ! Il y a bien une tentative de mettre de la tension entre ce personnage et C-18 sans toutefois y parvenir. Néanmoins on nous fait ressentir les gap de puissance mais ce sont des atouts bien frêle.

Super C-17

Puis le dernier arc « Les dragons maléfiques« . Cet arc fait des Dragon Ball les personnages finaux. Nos héros doivent faire face aux conséquences de leurs souhaits incarnés par les différents dragons maléfiques. Pour une fois, les boules de cristal ne sont pas une solution mais une menace directe. Une idée pertinente puisque les dragons nous mentionnent quels voeux les ont matérialisé. Un moyen subtile de faire écho à toute la saga ! C’est sans conteste un des meilleurs arcs de DB GT. Hélas le fan service vient un petit peu gâcher cela.

Un autre point qui illustre cela est Végéta, qui cède à la facilité afin de rattraper à l’aide d’une machine le Super Saiyan 4 de Goku. La fusion de Gogeta Super Saiyan 4 qui ne clôture pas le combat final nous pose la question de sa pertinence. Toutefois cet arc se clôture sur une fin sublime et énigmatique où l’on voit Goku s’endormir sur le dos de Shenron tandis que les boules de cristal pénètrent dans son corps. On ne peut s’empêcher de se demander si Goku est mort ou si celui-ci s’en va vers un lieu qui nous est inconnu.

Lisharon

Dragon Ball Evolution : l’adaptation de la honte

En 2002, les studios de la 20th Century Fox acquièrent les droits d’adaptation au cinéma et un casting est rassemblé pour sortir le film en 2009. Certains acteurs comme Justin Chatwin (Goku) et James Marsters (Piccolo) ont annoncé leur enthousiasme à l’idée de cette adaptation ! Le live-action adapte l’arc du Démon Piccolo, ce qui n’était pas un mauvais choix pour cette adaptation. Mais il serait difficile de faire une liste exhaustive de tous les éléments qui font que ce live-action est une mauvaise adaptation. On peut dire que l’univers est en totale contradiction avec le manga : très peu de scène de combat, des effets spéciaux médiocre… On ne reconnait même pas le signature moove de la saga. Si vous voulez infliger une torture à un fan de Dragon Ball, montrez-lui ce film.

Résumé : « Son Goku, un jeune lycéen doit répondre à la dernière volonté de son grand-père : rechercher maître Roshi, un expert en arts martiaux. Ce dernier lui donne la mission de retrouver les sept boules de cristal, les Dragon Balls, avant qu’un puissant démon, Lord Piccolo, ne parvienne à les réunir pour dominer le monde en utilisant leurs pouvoirs. »

A tel point que le scénariste s’excusera auprès des fans de la licence :

« Avoir ma signature sur quelque chose d’aussi mal reçu est déchirant. Avoir reçu autant de lettres de haine m’a brisé le cœur. […] Je me suis lancé dans le projet parce que j’étais attiré par le gros chèque à la clef, je n’étais pas un fan de la licence mais un homme d’affaires qui était sur un contrat. J’ai appris que vous ne pouvez pas fournir un gros effort créatif sans un minimum de passion, sinon vous n’obtiendrez qu’un résultat semi-optimal, voire quelque chose juste bon à jeter. Alors je ne blâme personne d’autre que moi pour Dragon Ball Evolution. »

Wikipedia, dragon ball evolution
Dragon Ball Evolution - live action

Dragon Ball Super

Le titre fait suite au film « Dragon Ball Z : Battle of gods » sorti en 2013 et à « Dragon Ball Z : la résurrection de F » sorti en 2015. DBS est un spin-off situé entre la fin de l’arc Boo et le début du 28e Championnat du Monde d’arts martiaux. Le projet est écrit et illustré par Toyotaro et supervisé par Akira Toriyama. Ce projet est l’occasion de faire découvrir à la nouvelle génération les personnages de Dragon Ball en mettant au goût du jour l’animation. Ce qui permet de conjuguer les nouveaux fans et les fans de la première heure. Mais la communauté va vite se diviser. A son arrivée, « DBZ Battle of Gods » est très bien accueilli. Il nous introduit deux nouveaux personnages : Beerus, le dieu de la destruction et Wis, son ange serviteur.

Résumé : « Après le combat contre Boo, la Terre connait une période de paix. Cependant, le dieu de la destruction, Beerus vient de se réveiller d’un sommeil de 39 ans avec l’intention d’affronter le Super Saiyan Divin le guerrier légendaire dont parle une ancienne prophétie exprimée par le Poisson Oracle. Beerus part alors à la recherche de ce Super Saiyan Divin. Il apparaît sur la planète Kaio, là où se trouve Son Goku. Ce dernier décide de l’affronter mais malgré sa puissance en Super Saiyan 3, il ne parvient pas à le battre. Beerus va ensuite sur Terre accompagné de l’ange Whis. Ils rencontrent Bulma, qui va les inviter à sa fête d’anniversaire. Tout se passe bien jusqu’au moment où Boo mange tous les flans. Beerus s’énerve et menace de détruire la planète Terre. Mais le retour de Son Goku, une révélation brève de Shenron et une transformation en Super Saiyan Divin réussit à résoudre tous les soucis, sans compter le fait que Beerus décide d’épargner la Terre du fait qu’il se sente épuisé après son combat contre la Z team. »

Dragon ball super

Ce film a le mérite d’étendre le lore de la licence et ouvre la voie vers de nouvelles intrigues. On y retrouve l’humour si singulier d’Akira T. et tout le monde est heureux de retrouver les personnages iconiques de la licence après une si longue absence.

C’est à partir du second film « La résurrection de F » qu’un certain nombre de problèmes se posent.

Résumé : « Des sbires de Freezer volent les Dragon Balls de la Terre (se trouvant tout d’abord entre les mains de Pilaf et sa bande) et ressuscitent Freezer. Une de leurs machines donne l’occasion au Tyran de recouvrer tous ses membres segmentés autrefois par Trunks du futur. Ainsi, le prince du Mal ayant acquis une nouvelle transformation en or, intitulée Golden Freezer, fait son retour et bouleverse la paix sur Terre tandis que Son Goku et Vegeta, partis s’entraîner sur la planète de Beerus, ne sont au courant de rien. Mais grâce à un appel rapide de Bulma, le retour sur Terre de Goku et Vegeta, tous deux en Super Saiyan Bleu, suffit à changer la donne. Au cours du combat opposant Vegeta à Golden Freezer qui a plus tard repris son apparence initiale, la Terre finit réduite à néant. Mais Whis, qui peut remonter dans le temps seulement pour quelques secondes, permet à Goku de corriger cette erreur et de détruire Freezer à temps. »

Dragon Ball : la résurrection de F

D’abord le retour de Freezer. Si on peut comprendre la volonté de vouloir faire revenir un méchant qui a marqué à jamais l’histoire de Dragon Ball voir même l’histoire du manga, était-ce pertinent ? Qu’a-t on encore à raconter avec ce personnage ? Si ce n’est un parallèle assez évident avec sa première apparition et la transformation iconique du Super Saiyan. Ce nouveau face à face permet de faire le parallèle avec la nouvelle transformation du Super Saiyan Blue et le Golden Freezer.

Un film qui joue clairement sur la nostalgie.

Dragon Ball Super avait tout pour réussir : Toyotaro au dessin qui imite à merveille le coup de crayon du maitre et qui a déjà proposé 2 dōjinshi, et Akira Toriyama au scénario. Mais celui-ci aura finalement nombre de défauts en commun avec Dragon Ball GT : des arcs irréguliers dont un seul parvient à nous faire renouer avec le DB d’antan : l’arc « Trunks du futur« . Mais l’animation ne sera pas au rendez-vous. Dans les premiers épisodes, la Toei Animation nous proposera une animation à faire peur, ce qui n’est pas normal pour un titre de cette envergure. Si l’histoire diffère de DB GT, il reprendra de celui-ci ses défauts. A chaque nouvel arc avec un champs des possibles, l’exécution ne sera pas au rendez-vous. Les détracteurs de DB ont longtemps résumé le titre à de la bagarre et des power-up à tout va, et DBS a rendu ça possible.

Le tournoi du pouvoir qui place Goku comme la cause d’une possible dévastation des univers.

Les univers vont devoir s’affronter dans une arène qui va donner lieu à une Battle royale, où chaque univers qui sera éliminé du tournoi se verra supprimé. Il s’agit d’un tournoi organisé par Zen’Ô et Zen’Ô du futur dans le but de supprimer 7 des 8 univers sous-développés, épargnant donc l’univers survivant du Tournoi. Hélas, toute tension sera supprimé à la fin de l’arc puisque le gagnant – qui ne sera autre que Goku – pourra demander le voeux de son choix. Il souhaitera ressusciter les univers supprimés et Zen’Ô lui annoncera que c’était son intention depuis le début.

Dragon ball super : le tournoi des 12

Néanmoins, l’arc nous propose un parallèle intéressant avec le personnage de Jiren qui a vu son maitre, sa planète ravagée par un ennemi et dont il sera le seul survivant. Il se promettra alors de devenir plus fort et à l’inverse de Goku, il ne comptera que sur lui-même !

La saga du « Prisonnier de la Patrouille Galactique » démarre très bien.

On nous annonce un méchant à l’appétit insatiable capable de se nourrir de l’énergie vitale pour devenir plus fort. En plus, l’arc fait le lien avec « Jaco, le Patrouilleur Galactique« . Celui-ci s’évade, mais ne sera pas seul. Les prisonniers et lui vont s’associer, tandis que Moro va rester en arrière pour se nourrir et retrouver des forces. Cette menace fait écho à l’arc Saiyen et permet aux personnages restés au second plan comme Yamcha, Tenshinan… de revenir sur le devant de la scène. Ce début d’arc se paie même le luxe de nous donner un petit coté Avengers. Les enjeux nous emmène sur Namek avec Goku et Végéta, où ce dernier va devoir affronter ses démons. Végéta endossera le rôle de protecteur alors que celui-ci avait contribué à l’extermination d’une partie des Namek. Il doit donc faire face à ses responsabilités. Mais cet arc fait également lien avec le Grand Kaio Shin, scellé avec Majin Boo (bon) puisque c’est lui qui a scellé la magie de Moro.

Dragon ball les prisonnier de la patrouille galactique

La saga « Survivant Granola », un arc qui fait directement référence à l’arc Saiyen.

Granola a vu sa planète être exterminée par les Saiyens lorsque ceux-ci été au service de Freezer. Celui a soif de vengeance et à l’aide de 2 boules de cristal, il va souhaiter être l’être le plus puissant de l’univers. Un arc qui permet à Vegeta et Goku de faire face à leurs origine Saiyen, Vegeta doit assumer son passé d’exterminateur tandis que Goku marchera sans le savoir dans les pas de son père. Mais en réalité, le combat ne fait pas sens car nos deux protagonistes n’ont pas de réelles raisons de se confronter à Granola, puisque son véritable ennemi devrait être Freezer. Toutefois, un parallèle interessant est fait entre Granola et Vegeta car Granola est en quelque sorte ce que Vegeta aurait pu devenir s’il s’était laissé consumé par son esprit de vengeance, mais sa rencontre avec Goku l’a profondément changé.

Dragon Ball survivant Granola

La saga « Broly« , un film qui canonise le personnage de Broly.

Akira T. créé sa propre origin story de Broly et nous donne l’occasion de voir celle de Goku et Vegeta sous un oeil nouveau. Nous levons enfin le voile sur le mystère de la mère de Goku. Le tout dans une action qui monte en puissance couplé à une animation 3D époustouflante. On y ressent les gap de puissance. Un film qui fait plaisir aux fans puisqu’il offre une confrontation de rêve entre Gogeta et Broly. Reste à savoir comment la licence Dragon Ball Super va utiliser ce personnage.

Résumé : « Le début du film retrace le passé de Goku, Vegeta et Broly sur la planète Vegeta. Le roi Cold rend visite aux Saiyans, accompagné de son fils Freezer et de son armée, annonce qu’il prend sa retraite et laisse son empire à son fils. Le roi Vegeta découvre que Broly, le fils d’un guerrier nommé Paragus, est plus puissant que le sien. Considérant sa grande puissance comme un affront, il expédie Broly sur un astéroïde inhospitalier nommé Vampa. Paragus, accompagné d’un Saiyan, part à la recherche de son fils sur cette planète et finit par le retrouver. Leur vaisseau ayant été endommagé lors de l’atterrissage et dans l’impossibilité de le réparer, Paragus tue son compagnon pour permettre à son fils et à lui-même de survivre. »

La saga « Super-Héros« , un arc qui tente de renouer avec certains événements du lore de DB.

Résumé : « Après leur défaite contre Black Freezer, Goku et Vegeta sont de retour sur la planète Beerus afin de poursuivre leur entrainement. Pendant ce temps sur Terre, deux mystérieux personnages déguisés en super héros apparaissent dans les rues afin de stopper le cambriolage d’une bijouterie. Ils s’appellent eux-même les « Clean Up Hero », Saiyaman X-1 et Saiyaman X-2. »

L’armée du Ruban Rouge revient sur le devant de la scène aidée du Dr Hedo. Ils construirons un ersatz de Cell. Fort heureusement, Piccolo alors infiltré découvrant la machination viendra chercher le soutien de Gohan. Ils parviendront à faire échouer les plans de l’armée de Ruban Rouge. Encore un arc qui joue sur le fan service et sur la nostalgie. On y fait revenir un méchant iconique sans vraiment le faire revenir. On offre des power up à Piccolo et à Gohan. Même si le duo fait sens, le power up de Gohan n’est qu’un ersatz du Super Saiyan 2. Et Trunks et Goten seront présent dans l’arc sans avoir de rôle majeur. Ceux-ci ne servant qu’a faire leur running gag avec la fusion.

Dragon Ball Super Heros

Prochain chapitre de l’œuvre d’Akira Toriyama : Dragon Ball Daima

Résumé : « Dans Dragon Ball Daima, une nouvelle aventure palpitante attend Goku, Vegeta, Bulma et sa bande d’amis. Suite à une conspiration sournoise, ils se retrouvent mystérieusement réduits à une taille minuscule, bouleversant leur existence et leurs capacités de combat. Déterminés à retrouver leur taille normale, ils entreprennent un voyage audacieux vers un monde nouveau et inexploré. Ce nouveau monde, plein de mystères et de dangers, mettra à l’épreuve leur esprit d’équipe et leur ingéniosité. »

Un scénario qui par certains aspects nous rappellent Dragon Ball GT. Toutefois, cet arc est censé étendre un peu plus le lore de DB sans créer d’incohérences. Et la curiosité de la communauté est grande ! On connait encore peu de détails sur l’histoire exacte, mais on peut toutefois remarquer que l’animation est au rendez-vous. Ce que l’on peut observer dans le trailer, c’est qu’il y a une volonté de renouer avec les débuts des aventures de Dragon Ball.

Je te laisse voir l’article fait par Jules sur Dragon Ball Daima !

Dragon Ball Daima

Conclusion

Si le maitre nous a quitté, son oeuvre n’en est pas moins immortelle. A.T. et ses personnages ont vu le jour à une période où l’on disait du manga qu’il été idiot. Et c’est ce même manga qui nous aura transmis des valeurs d’amitiés, de courage, de dépassement de soi, d’amnégation. C’est avec des pages en noir et blanc que celui-ci a mis des couleurs dans nos vies. Et si les boules de cristal d’Akira Toriyama se sont dispersées, leur magie reste à jamais dans notre coeur.

Tsundoku Manga

Je te partage ma passion du manga et de l’animation, faire découvrir des titres et échanger. Si ta PAL n’arrête pas de grossir t’es au bon endroit. Podcast : Caselitalenvers !!

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